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Loger un étudiant chez soi : la cohabitation intergénérationnelle, un contrat qui a fait ses preuves

À la rentrée, les jeunes peinent à se loger pendant que des seniors vivent seuls dans de grands logements. Depuis 2018, un contrat spécifique encadre ces colocations.

Où en est cette piste ?

Loger un étudiant chez soi : la cohabitation intergénérationnelle, un contrat qui a fait ses preuves
Visuel à insérerDeux personnes d'âges différents partageant un café dans une cuisine lumineuse, de profil1600 × 1000 px, JPG. Fichier : ecl-media/cohabitation-une.jpg
2018
création du contrat de cohabitation intergénérationnelle solidaire
60 ans et +
âge de la personne qui accueille
moins de 30 ans
âge du jeune accueilli

Le problème

Chaque rentrée, la recherche d'un logement abordable tourne au casse-tête pour les étudiants, apprentis et jeunes actifs, dans les villes universitaires comme dans les villes moyennes. Dans le même temps, de nombreuses personnes âgées vivent seules dans des logements devenus trop grands, avec parfois un sentiment d'isolement.

La piste

La loi du 23 novembre 2018 sur le logement a créé le contrat de cohabitation intergénérationnelle solidaire. Une personne de 60 ans ou plus, propriétaire ou locataire, peut louer ou sous-louer une partie de son logement à une personne de moins de 30 ans, contre une contrepartie financière modeste. Le contrat peut prévoir de petits services, comme une présence le soir ou de l'aide pour les courses, sans lien de subordination.

Des associations mettent en relation les deux parties, vérifient les attentes de chacun et assurent un suivi pendant la cohabitation. Les retours recueillis par ces structures font état d'une grande satisfaction des deux côtés et d'un effet positif sur l'isolement des aînés.

Ce qui coince

Le nombre de binômes reste faible au regard des besoins. Beaucoup de seniors hésitent à ouvrir leur porte à un inconnu, et les jeunes craignent un cadre trop contraignant. La réussite dépend fortement de l'accompagnement : sans médiation, les malentendus sur les horaires, les visites ou le partage des espaces se multiplient.

Pour les locataires âgés, l'accord du bailleur reste nécessaire pour sous-louer, ce qui freine certaines situations.

Pour se lancer

  • Se rapprocher d'une association de cohabitation intergénérationnelle locale, souvent recensée par la mairie ou le centre communal d'action sociale.
  • Définir par écrit la contrepartie financière, les éventuels services et les règles de vie commune.
  • Prévoir une période d'essai et un point régulier avec l'association.

Cet article présente une solution et ses limites ; il ne constitue pas un conseil personnalisé. Vous connaissez une initiative à raconter ou une limite que nous avons oubliée ? Écrivez-nous.