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Invendus alimentaires : dix ans après la loi, les dons ont changé d'échelle

Depuis 2016, les grandes surfaces ne peuvent plus jeter des denrées encore consommables et doivent proposer un partenariat à une association. Bilan d'une obligation pionnière.

Où en est cette piste ?

Invendus alimentaires : dix ans après la loi, les dons ont changé d'échelle
Visuel à insérerCagettes de fruits et légumes triées par des bénévoles dans un entrepôt associatif1600 × 1000 px, JPG. Fichier : ecl-media/invendus-une.jpg
11 février 2016
date de la loi contre le gaspillage alimentaire
400 m²
surface à partir de laquelle un commerce alimentaire doit proposer une convention de don
Interdit
de rendre impropres à la consommation des invendus encore consommables

Le problème

Chaque jour, des produits encore consommables sont retirés des rayons parce que leur date approche, que leur emballage est abîmé ou que la présentation ne correspond plus aux standards. Pendant longtemps, une partie de ces denrées finissait à la benne, parfois arrosée d'eau de Javel pour dissuader la récupération.

La piste

La loi du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire a fixé une hiérarchie : prévenir le gaspillage, puis donner ou transformer les invendus, les utiliser pour l'alimentation animale, et seulement en dernier recours les composter ou les méthaniser. Elle interdit aux distributeurs de rendre volontairement impropres à la consommation des denrées encore consommables.

Les commerces alimentaires de plus de 400 mètres carrés doivent proposer une convention de don à une association d'aide alimentaire. Les dons ouvrent droit à une réduction d'impôt pour le magasin. Des applications permettent aussi de vendre à prix réduit les produits proches de leur date.

Ce qui coince

Recevoir des dons suppose de pouvoir les collecter vite, les trier et les conserver au froid : beaucoup de petites associations manquent de bénévoles, de véhicules réfrigérés ou de place. Les dons de dernière minute sont parfois de faible qualité ou mal adaptés aux besoins. Enfin, le don ne règle pas le gaspillage en amont, chez les producteurs et dans les foyers, où il reste important.

Pour se lancer

  • Pour un particulier, proposer quelques heures de collecte ou de tri à une association d'aide alimentaire proche.
  • Pour un commerce, formaliser la convention en précisant jours de collecte, types de produits et conditions de froid.
  • À la maison, distinguer la date limite de consommation de la date de durabilité minimale, souvent dépassable sans risque.

Cet article présente une solution et ses limites ; il ne constitue pas un conseil personnalisé. Vous connaissez une initiative à raconter ou une limite que nous avons oubliée ? Écrivez-nous.